10 bons conseils

• Rénover sa fosse septique

Préambule

Depuis 2009 les installations d'assainissement non collectif, doivent répondre à de nouvelles normes destinées à la prévention des risques concernant l'environnement et/ou la salubrité. Pour ce faire les SPANC (Service Public d'Assainissement Non Collectif) sont chargés de contrôler les installations existantes ainsi que les rénovations de celles-ci.

 

On ne peut qu'adhérer à cette démarche sur le principe, reste que celle-ci est longue, coûteuse, voire traumatisante, car elle va impacter très fortement sur votre cadre de vie. Un cadre de vie fruit d'une organisation, et de soins parfois de toute une vie.

 

Il est à noter que le bénéfice environnemental peut être remis en doute, compte tenu des moyens mis en œuvre, des matériaux et de leur transport. Le bilan carbone* d'une telle opération n'a certainement pas  été pris en compte par les instigateurs de ces mesures.

 

10bonsconseils.com s'est donné pour mission d'éclairer les candidats volontaires ou pas dans l'accomplissement de ce chantier qui recèle bien des facettes.

* Dans ce cas :

 

- 80 tonnes de graviers lavés

-   8 tonnes de sable

- + de 120 kg de matières plastiques.

 

10 jours de transport de matériaux,

et de travail du sol avec engin.

1 - Se mettre en condition

Se mettre en condition, c'est à dire : bien se préparer et bien préparer son entourage aux bouleversements inhérents à ce type de chantier. Car non seulement vous allez être confronter à l'Administration, mais aussi à des professionnels du secteur plus ou moins sérieux qui ne manqueront pas de profiter de votre inexpérience.

 

2 - Par ordre d'entrée en scène : le bureau d'études

En effet pour que votre installation reçoive l'agrément du SPANC, il faire réaliser une étude par un expert qui effectuera des mesures, des tests des sols et qui fournira un dossier complet avec bien évidemment des recommandations plans à l'appui. Ce document est nécessaire pour le dossier général. Pour information : coût de l'étude en 2015 : 600 €.

 

3 - Le SPANC

Vous aurez ensuite à remplir un dossier complet avec bien entendu le résultat de l'étude auprès du SPANC de votre secteur, en vous délestant d'un chèque en 2015 de 320 €. Vous recevrez par la suite un document de validation vous permettant d'ouvrir le chantier. Certains SPANC ont plus ou moins bonne réputation en matière d'application des règles. Certains sont tellement stricts que les entrepreneurs ne se bousculent pas pour ce type de chantier ou alourdissent exagérément leur devis. Heureusement il existe — nous en avons rencontré, des agents conscients des difficultés techniques, financières et psychologiques que représente ce chantier. N'espérez cependant pas de vous soustraire aux principes généraux, sous peine de voir non seulement votre installation déclarée non conforme, mais aussi de mettre en difficulté la vente ultérieure de votre bien.

 

4 - La recherche de l'entrepreneur

Les Pages Jaunes© et Google© vous proposent des centaines d'adresses de professionnels. Comment choisir ?

Un seul principe, le bouche-à-oreille. Une personne de confiance, satisfaite d'un professionnel c'est assurément

le meilleur moyen d'avoir à vos côtés une entreprise fiable. Heureusement, Il y a encore des personnes qui travaillent bien et qui inscrivent le destin de leur société dans le temps, à nous de faire la part des choses et de ne pas agir dans la précipitation.

 

6 - L'estimation

Avec l'étude préalable et les recommandations du SPANC, le professionnel sera à même d'établir un devis détaillé.

Son expérience est d'une grande importance, il saura estimer avec un maximum de précision non seulement le temps (machines et homme) mais aussi la quantité de matériaux nécessaires. On parle de tonnes de gravier, de sable. Et de dizaines de mètres cube de terre à évacuer. Comptez entre 8 et 13 000 € TTC pour une habitation entre 100 et 150 m2. Notez que la TVA est dans ce cas de 10 %.

 

7 - Bien s'entendre

Pour que les jours qui arrivent se passent au mieux, il est bon de faciliter la tâche de votre prestataire. Optimiser ses allées-venues de ses engins en lui octroyant la plus grande surface possible. S'entendre avec lui sur les aires de stockage des matériaux et matériels. Couper quelques branches (même si cela fait mal au cœur) pourra le faire gagner en efficacité. Probablement dans l'étude seront notés quelques végétaux à sacrifier ou à transplanter si cela est possible. Là encore, inutile de participer à un combat perdu d'avance en s'opposant tel un Zadiste à ces sacrifices. S'enchaîner à son pommier ou camper dans son jardin, ne fera pas venir CNN©, ni France 3© !

 

8 - C'est parti !

Votre magnifique jardin, ressemble maintenant à un champ de bataille de 14-18, les engins dès le matin,

remuent, creusent, font d'énormes tas de terre. Il est encore temps dans la mesure du possible d'aider au repérage

des canalisations d'eau et alimentations électriques. Vous noterez le sérieux de votre prestataire aux multiples mesures

qu'il prendra pour les alignements et les niveaux des différents éléments. Toujours à propos de sérieux si votre fosse

et votre bac à graisse sont en polyéthylène ceux-ci seront rigoureusement posés sur un lit de sable stabilisé.

 

9 - Tout est en place

Voilà, le bac à graisse, la fosse et les conduits d'épandage sont en place et dans certains cas la pompe de relevage. Avant de recouvrir tout cela, un inspecteur du SPANC viendra contrôler l'ensemble de la nouvelle installation.

Il vous donnera certainement des conseils pour bien entretenir votre installation, et la faire durer le plus longtemps possible. Si celle-ci est conforme aux préconisations,vous recevrez rapidement une attestation. Et ensuite, un petit dossier qui vous permettra de recevoir une aide — si celle-ci est en place dans votre région. Comptez sur une subvention entre 20 et 30 % du montant des travaux, réaménagement paysager non compris.

 

10 - Conclusion

Les machines qui ont torturé votre terrain sont parties. L'humus et ses habitants : les lombrics, porteurs de vie auront souffert. Mais voyons plus loin et profitons pour réorganiser notre petit paradis par des apports de terre végétale et

des plantations nouvelles. Peut-être que votre conjoint(e) se remet mal de cette opération ? Mais il faut se dire qu'avec le temps la nature reprend toujours ses droits, enfin si on lui laisse un peu de chance.

D'autres solutions existent

Il doit s'agir uniquement de dispositifs ayant reçu un agrément ministériel.

 

Dans certains cas une micro-station d'épuration - tout-en-un d'assainissement des eaux usées — sera préconisée.

 

Le principe est une dégradation des rejets par des micro-organismes. Ceux-ci sont  favorisés par oxygénation, grâce à un générateur d'air.

 

La phyto-épuration, est un système naturel qui utilise les bactéries du système racinaire des plantes pour épurer les eaux chargées. Il se situe après la fosse toutes eaux, il est constitué d'une ensemble de bassins contenant des plantes spécifiques.

 

Hélas, ce bel ensemble n'est pas autorisé dans pas mal de régions afin d'éviter de recevoir des hôtes indésirables à savoir des moustiques.

 

Filtre compact. Il se compose d'une fosse suivie d'une cuve remplie de matériau filtrant. il n'y a plus besoin d'insuffler de l'air ou déplacer de l'eau, mais il faut parfois une pompe car les eaux usées traitées sortent par le bas du filtre.

 

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Pour ceux qui s'orientent vers des systèmes agréés, il ne faut pas oublier de prendre en compte les contraintes d'entretien et de vidanges ultérieures que l'on peut souhaiter minimales à la fois pour des raisons de coûts mais aussi de développement durable.

 

   - Les coûts  d'entretien des installations sont extrêmement variables : on peut avoir un rapport de 1 à 8 selon le type d'installation, par exemple entre une installation traditionnelle (fosse septique et certaines micro-stations).

 

  - Mais aussi sur le plan "développement durable" : au plus on produit de boues (ou de matériau filtrant à recycler) au plus on engendre du transport sur les routes et un traitement complémentaire au niveau de la station d'épuration.

Mise en place de la fosse septique - trou

Le chantier

en images

Dernier point, un ou deux sachets d'un activateur bactériologique pour bien démarrer votre nouvelle installation ne peut pas faire de mal.

 

La vidange

est à faire lorsque

le volume

 des boues atteint 50 %

du volume total de la fosse.

 

La fréquence est d'environ

tous les 4 ans.

Ceci étant une moyenne

bien entendu.

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